
Bonjour la capitale !
Merci pour les photos et les explications des tableaux que vous avez vus lors de votre sortie au Musée des Beaux-Arts. En particulier Daphnis et Apollon : c’est impressionnant la manière dont le peintre a su rendre le mouvement. L’histoire est assez dingue, on ne connaissait pas. Oui, la question du consentement est importante, et d’ailleurs on y a réfléchi pour la pièce que nous sommes allés voir.
Vous vous trompez si vous pensez qu’on ne sort pas pour des activités culturelles. C’est vrai qu’on n’est jamais allés au musée avec l’école, mais la semaine passée, tous les élèves de 5ème et 6ème ont assisté pendant la journée à une représentation au Théâtre Jean Vilar de Louvain-la-Neuve. Et on y retournera pour un autre spectacle avant le congé. La pièce s’appelait Le Dragon, elle a été écrite en 1944, pendant la guerre donc. Le fait qu’il y avait une scène avec des comédiens en chair et en os, devant nous qui faisions partie du public, tout ça rend les choses plus humaines qu’avec les écrans. Il y avait plus d’émotion, mais aussi du respect pour celles et ceux qui jouaient pour nous.
On a vraiment bien aimé ce spectacle. Ça durait 2h15 et on n’a pas eu l’impression que c’était long, dû à l’histoire sans temps morts et aux changements de décor assez fluides. L’histoire nous a un peu fait penser au premier Shrek. En très gros résumé, on voit le chevalier Lancelot qui disparaît après avoir débarrassé la ville d’un dragon. Le maire en profite pour lui piquer sa copine Elsa, mais tout finit par rentrer dans l’ordre. Le message qu’on a compris, c’est que certains s’attribuent des mérites à tort. Il y avait aussi quelques allusions presque drôles à la dictature de l’époque, le nazisme.
Concernant le consentement, dans la pièce, le maire force la fille à se marier avec lui. Elle ne résiste pas, comme si elle n’avait jamais appris à dire non. Donc nous aussi on trouve ça très important l’éducation au consentement, ça s’adresse à tout le monde, filles et garçons. C’est très bien qu’il soit beaucoup question de cette notion actuellement. Mais on doit quand même vous raconter ceci, qui s’est passé il n’y pas longtemps, quand certains d’entre nous passaient la soirée dans une boite du BW. Une fille qui avait une attitude très ouverte accompagnait, et elle a pété un câble quand l’un d’entre nous lui a posé la main sur le dos alors qu’ils étaient assis côte à côte. Il n’y avait aucune mauvaise intention, on a trouvé ça complètement exagéré. On a eu l’impression qu’on était coupables d’être des garçons…
Vous nous proposez de créer un son, mais on ne va pas le faire car on n’en a pas l’habitude. Et la seule personne parmi nous qui en serait capable dit que ça prend beaucoup de temps. Mais à la place, on vous montrera la prochaine fois une réalisation qu’on a faite en atelier, dans le domaine du bois. À part Ninho, les références musicales que vous nous donnez sont en anglais : est-ce parce que vous n’êtes pas intéressés par les paroles ? Pour nous, c’est aussi important que le style et le son. Franklin Saint dans Snowfall, on adore aussi ! Son histoire est géniale, il évolue. C’est le GOAT 🙂
Comment ça s’est passé pour les élèves qui ont été voir la CAN, est-ce que vraiment vous avez été ? Faites-nous rêver. Décrivez-nous aussi l’ambiance de votre école, les rapports entre les élèves, avec les profs, les sanctions, la communication, les absences… C’est comment votre système ? Nous sommes en train de réfléchir à une décoration des murs de la classe où on a nos cours généraux. Et vous, comment sont les murs de vos locaux ?