
(L’illustration de notre contribution hebdomadaire est entièrement du ressort de notre prof… comme l’a fait le vôtre la semaine passée avec une oeuvre de Magritte. Ce 9 février, c’est la journée mondiale de la langue grecque : saurez-vous traduire la phrase qui accompagne la photo ? Et d’ailleurs, pourquoi cette photo ?)
Durement touchés par la grève des bus, les électriciens sont malgré tout revenus à l’école… C’est à leur tour de parler de leur matériel, qui tient dans un coffre à outils et les poches d’un pantalon de travail : pince universelle, multimètre (appareil de mesure), set de tournevis, pince coupante. Parfois des gants et un casque, quand par exemple il s’agit de s’occuper d’un blochet. Et de quoi dessiner le schéma d’une installation.
Des photos suivront pour montrer comment on réalise un coffret électrique. En fait, c’est comme la résolution d’un problème de math. L’ensemble des circuits ressemble à un labyrinthe – nouvelle référence à la langue grecque 😉 L’électricité, c’est particulier : il y a du danger, car si on se mange une grosse décharge, on peut en mourir. Une chose très importante dans le métier que nous apprenons, c’est la sécurité. Sécurité pour nous, et sécurité pour les gens qui vont utiliser notre installation.
Comme nos collègues des autres filières, on dit vivement le stage. Ce sera l’occasion de rencontrer des gens sympas, dans une ambiance plus chill, où on pourra parfois écouter de la musique en bossant. Il y a une évaluation mais ça ne nous angoisse pas, car on ne sera pas cotés. Le but est de nous faire progresser en nous disant ce qu’on peut améliorer. Qui dit stage dit milieu professionnel, et au cours, on a parlé des discriminations qui parfois existent dans le monde du travail, et contre lesquelles il y a des lois.
On a vu une dizaine de vidéos sur les discriminations à notre époque, dont celle-ci qui parle de racisme : https://www.youtube.com/watch?v=7j7-Pkqsx2g Le macaque tout mignon de la photo est dans ce cas utilisé comme insulte raciste très offensante. On était tous d’accord pour dire que c’est insupportable et qu’il fallait réagir. On a trouvé assez bonne la répétition de l’insulte pour demander dans comptes, même si ça finit par durer peut-être trop longtemps. On est plus mitigés sur le fait de mettre en ligne la vidéo, car même en floutant le visage de la femme, on tombe quand même dans l’humiliation, la vengeance. Certains d’entre nous sont à l’aise avec cette espèce de tribunal médiatique, d’autres moins. Et vous qu’en pensez-vous ?
Votre poème était splendide, merci ! On n’a malheureusement pas eu le temps de consulter l’article sur l’usage des smartphones chez les jeunes pour ainsi répondre à vos avis. Ni sur l’EVRAS, ni sur les Grammys… La prochaine fois, promis. Beaucoup de choses à dire aussi sur le « Vroom » du titre et vos belles photos. Ça vient, à la vitesse d’une Bugatti 10F1.