16 mars : Der Schein kann trügen

,

L’image d’aujourd’hui à été choisie par des élèves qui ont découvert cette œuvre d’art dans le Palais des Beaux-Arts de Lille. Elle fait partie d’une série réalisée par l’artiste suisse Félice Varini qui s’est spécialisée dans les collages en 3D qui jouent avec la perspective et le décor dans lequel ils se trouvent. L’œuvre nous montre en quelque sorte l’importance d’avoir plusieurs points de vue et de prendre du temps d’observer avant de juger, car en passant à côté de ces œuvres, on ne comprend pas directement qu’elles font partie d’un tout.

Pour répondre à ce que vous écriviez sur la vengeance, certains d’entre nous pensent qu’il faut simplement accepter ce qui nous arrive et qu’il est inutile de se venger de la défaite ; cela n’a aucun sens. En effet, le mal engendre toujours le mal et nous laissons libre cours à notre ego lorsque nous nous vengeons. Petite anecdote : un jour, nous avions cours de sport et nous avions appris à nous défendre ; le professeur nous a dit qu’il valait mieux fuir que de se battre. Pour nous, cela fait sens de ne pas céder à ses instincts primaires qui demandent la vengeance imminente. Toutefois, nous pouvons concevoir qu’on le vive très mal lorsque quelqu’un nous fait du mal. Nous pensons néanmoins que vouloir à tout prix se venger ne résout pas le conflit mais ne fait que l’alimenter 

D’autres parmi nous préfèrent citer Malcolm X  : « En matière de non-violence, il est criminel d’apprendre à un homme à ne pas se défendre alors qu’il est constamment victime d’attaques brutales ». La rage doit se faire entendre, c’est la marque de notre présence dans ce monde et de la vie qui nous habite. Sans rébellion, il n’y aurait pas de justice. Selon eux, pardonner ne devrait pas signifier se laisser faire. Le chemin du pardon doit être une affaire purement personnelle, axée vers notre bien-être (une façon de trouver une paix intérieure et du regret de la part de celui qui nous a fait du mal) et jamais quelque chose à laquelle il faut se forcer.

Tant qu’à parler de vengeance, quoi de mieux que se référer au film Le Comte de Monte-Cristo (2024) avec Pierre Niney comme personnage principal. (La prof ne l’a pas vu parce qu’il est trop long, elle ne connaît que celui avec Depardieu… d’ailleurs, est-ce que vous pensez qu’il faut arrêter de regarder les films dans lesquels jouent des acteurs jugés pour des affaires de mœurs ? Quel est votre avis sur la cancel culture ?). L’un d’entre nous est allé le voir au cinéma : le principe de l’histoire est un peu hardcore. Le personnage d’Edmond Dantès souhaite se venger, quitte à devenir un homme pire que les ceux qu’il combat. Cette vision est peu nuancée, alors que dans le roman de Dumas, le personnage est torturé et divisé entre son envie de vengeance et son éthique. L’un de nous n’aime pas du tout le personnage joué par Pierre Niney, parce qu’il est insipide, doté d’un égo surdimensionné, ne perd jamais son objectif de vue même quand ses camarades meurent. On peut aisément le remarquer dans la scène de l’église qui n’existe pas dans le livre : dans celle-ci, le Comte de Monte-Cristo s’adresse à Dieu et lui dit qu’il prend sa place de juge. 

Pour répondre à votre question concernant les 100 jours : dans notre école, nous avons un comité qui organise les 50 jours. On a un défilé costumé (dont le jury est constitué de nos professeurs) et on dort dans l’école le vendredi soir. D’autres activités sont organisées: après le défilé, il y a la nomination des professeurs selon leurs personnalités (le/la plus drôle, le/la plus retardataire…..), etc. 

Avez-vous des pulls rhéto? Si oui, à quoi ressemblent vos pulls? Les nôtres sont assez classiques: les coloris soit noir, gris, beige, rose, bordeaux. Il y a le nom de tous les élèves inscrits dans le dos du pull. À l’avant, on pouvait choisir de faire floquer notre nom ou un pseudonyme… 

Une dernière chose à vous raconter : dans le cadre du cours de français sur le surréalisme nous avons dû réaliser un collage sur la base d’un vers tiré d’un auteur surréaliste. L’activité nous a permis de lier l’intellectuel et le manuel, la poésie et l’art visuel. 

Nous avons pioché des images dans des revues ou encore des mots ou des phrases pour essayer de représenter un maximum la citation tout en essayant de se l’approprier et de montrer notre point de vue et notre perception. Nous ne faisons pas souvent d’activités manuelles à l’école donc ça nous changeait un peu de d’habitude. Est ce que vous aussi vous faites  des activités créatives de ce genre ?